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Dans le jardin des fées du Royaume Epik-Ure, se trouvaient une rose blanche et une rose rouge. Quiconque tentait de les cueillir mourait sur-le-champ. On racontait même que le jeune Emilien avait contracté une maladie incurable suite à la rencontre avec ces deux fleurs. Le jour où tout a basculé pour lui, il était parti en promenade avec deux jeunes garçons avec qui il aimait passer le temps: Antoine l'écuyer et David le chevrier. Cette promenade aurait fait partie de leurs meilleurs souvenirs si elle n'avait pas aussi mal terminé. Ils avaient cueilli des mûres, avaient battu de leurs pieds le sol jonché de bois mort; ça craquait, ça sentait le bois mouillé et ils aimaient la nature, cette nature si parfaite, si belle, si reposante…Ils avaient vu une lumière intrigante. Alors ils ont poursuivi leur chemin, attirés par cet horizon illuminé. C'est là que tout a commencé.
Emilien a avancé, poussé par une force dont il ne connaissait pas l'origine. A quelques mètres devant lui se tenaient majestueusement deux fleurs enlacées haut perchées sur un rocher qui se tenait là. Il était subjugué. Il s'était avancé un peu plus, n'entendant même plus les voix de ses amis qui ne comprenaient rien à la situation. Il y avait des roses : une rouge et une blanche tendrement mêlées. La rouge s'appelait Amour et Ange était la blanche. S'il s'était mis à leur niveau et eut tendu l'oreille, sans doute aurait-il pu se rendre compte qu'elles parlaient. Amour disait à Ange : « Ange, j'ai envie de jouer encore un peu avec ce petit d'homme ». Ange répliquait « Amour, tu ne sais pas comment il peut réagir. Fais attention, je t'en prie »
La rose rouge lançait de plus en plus son pouvoir magique qui attirait Emilien. Elle comptait s'amuser, mais toutefois ne pas aller trop loin. Elle y avait mis tellement son cœur qu'elle n'a plus su se contrôler. Emilien, les ayant toutes deux trouvées magnifiques et lumineuses, s'était accroupi à leur hauteur et prenait plaisir à les caresser tout le long du corps. Amour paniquait. Elle ne voulait pas qu'il la touche. Ce n'était plus drôle.
Elle était tellement apeurée que ses piquants n'avaient même plus la possibilité de repousser cette main posée sur elle. Ils s'étaient curieusement abaissés, avaient perdu de leur verdeur, ramollissaient et noircissaient en leur pointe. Emilien s'amusait de cet état de fait. Il semblait y trouver une excitation certaine. Il prit soin de passer sa main sur tous les reliefs d'Amour, d'autant plus que les piquants étaient devenus doux comme velours. Ange, elle, semblait moins intéresser Emilien qui était de plus en plus fasciné par Amour. Ange qui était toujours entremêlée avec Amour, tentait de dégager sa tige en entraînant Amour avec elle. Mais Emilien ne l'entendait pas de cette oreille et tirait Amour vers lui. « Aïe ! » « Ange, qu'as-tu ?! » Ange, à force de trop tirer, était tombée et s'était coupée. Une goutte de sève s'échappait de son petit corps. Elle gisait, complètement détachée d'Amour, et ne donnait aucun signe de vie. Amour s'affolait de plus en plus et tentait vivement de fuir les mains terreuses d'Emilien. Elle hurla de toutes ses forces, si bien qu'Emilien put entendre sa petite voix « Arrête ! Je t'en supplie ! Lâche-moi ! S'il te plait » Elle gigotait dans tous les sens et cela eut pour effet de déclencher un fou rire du garçon qui se souvint alors de la présence de ses amis à quelques mètres derrière lui. « ahahahahaha ! J'adore voir ça ! Ahahahahaha comme tu te débats, c'est trop drôle ! Je vais appeler Antoine et David pour qu'ils voient comme tu gigotes ! Ahahahaha ! Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi comique! Ahahahaha ! » Amour était paralysée. Elle ne savait plus que faire. Ne plus bouger pour ne plus déclencher l'hilarité que ses mouvements provoquaient ? Et peut-être alors éviter qu'il appelle les autres à venir voir ? Ainsi réfléchi, elle ne bougeait plus et se taisait pour ne pas attirer l'attention des deux autres. Qui sait, probablement qu'ils rajouteraient leurs rires à ceux déjà insupportables d'Emilien, et puis elle ne voulait surtout pas qu'on la voie dans cet état-là. Quelle honte pour elle, la rose magique, de se retrouver prisonnière dans les mains d'un enfant ! Elle ne supporterait pas une présence supplémentaire à ce supplice qu'Emilien lui imposait déjà. Il continuait à poser ses yeux sur elle, à s'esclaffer pendant qu'elle se laissait faire ! Elle rageait, le haïssait de plus en plus, et allait de mal en pis. Elle était perdue…
…C'était sans compter la colombe aux grandes ailes déployées qui volait à ce moment au dessus d'eux et qui laissa tomber ses besoins en une tache mi-blanchâtre mi-jaunâtre sur la tête d'Emilien. Furibond, il cessa toute activité et se leva, brandissant un caillou qu'il venait de ramasser pour le lancer en direction du bel oiseau. A cet instant très précis, la colombe tomba à terre et laissa place à une femme à chevelure magnifique dont la beauté éblouissait. Elle était nue, très grande et ses cheveux d'un blond doré parsemés de fleurs exotiques lui tombaient jusqu'en bas du dos. Emilien ne bougeait plus. Il n'arrivait plus à faire un pas, ni même pour reculer. Il essayait d'ouvrir la bouche pour parler, mais n'arrivait à sortir pas le moindre son. « Emilien, je suis la fée de ce jardin et maîtresse de ce lieu. Tu as voulu me tuer, tu as fait du mal à mes roses, et pour cette raison je ne vais pas te laisser partir comme ça. Tu dois être puni pour ce que tu as fait. Ne compte pas sur tes compagnons qui sont à l'heure actuelle bien loin, parce que je les ai envoyés ailleurs, à mille lieues d'ici. Tu ne te souviendras de rien, ni même de cet endroit, car tu ne dois plus y remettre les pieds. Mais avant…."
*
… Emilien fut retrouvé par une dizaine d'hommes qui étaient partis à sa recherche. Mais il avait perdu deux de ses cinq sens : il ne voyait plus et était incapable de toucher quoi que ce soit. Personne, ni même les meilleurs médecins de la planète ne savaient le soigner. Ange, quant à elle fut bien vite soignée par la belle fée et coulait des jours paisibles auprès d'Amour qui elle, restait encore choquée de ce qu'elle avait subi et qui plus jamais n'eut l'envie d'utiliser son pouvoir de séduction envers un humain. Depuis cette histoire, plus personne n'osait s'aventurer trop loin, Antoine et David ayant raconté à tout le monde qu'il y avait deux roses magiques dans le jardin des fées. Aucun ne croyait en ces chimères, mais curieusement Ange et Amour ne virent aucun autre sujet du Royaume après Emilien.
Ainsi finit l'histoire de la rose rouge et de la rose blanche qui à nouveau entremêlaient leurs tiges, se sentaient heureuses serrées l'une contre l'autre et se protégeaient mutuellement.
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[ Un jour viendra où plus jamais nous ne nous séparerons]
(5 déc. 2005)
Je t’aime avec mon cœur
Je t’aime avec mes yeux
Je t’aime avec mon âme
Je t’aime …anathème ?
Doucement…
Un souffle…je souffle…
Prends mon oxygène.
Un murmure...ce murmure...
Je t’aime du bout des lèvres...
Ce souffle…
Par toi je connais le feu,
Par toi je sais ce qu’est l’air…
Par toi je connais l’eau,
Avec toi je m’éloigne de la Terre…
Je m’envole…
Douce mélodie … céleste et mélancolique…
M’entends-tu chanter ?
Cette mélodie, ma plus belle musique,
Une œuvre …
Je m’y abreuve…
C’est toi, en vérité.
Facile à chanter ?
Do…Ré…Mi…Fa…
Solstice d’amour
Latitude inconnue
« Silbermond »…lune d’argent
Gamme de mots, cadencée par les trémolos …
Je me balance au gré du vent,
Je t’aime tout doucement…
Je me balance au gré du temps,
Je t’aime tout simplement…
…Simplement n’est pas le mot pourtant …
Mercure…boule d’argent
Mercure…toxique ?
Mercure…tout sauf planète Terre
Mercure…dis-moi pourquoi?
Mercure…Mon mercure…
*A Toi…Pour Toi...ma Toi...*
[ une flamme ... une bougie...allumée...LUX ]
(13 sept. 2004)
Il fait un temps comme je les aime
Ni brume ni pluie, soleil rayonnant,
Le ciel très haut d’un doux bleu clair,
L’atmosphère est de perle et m’inspire.
Aujourd’hui pour toi j’écris
Tu me fais tourner la tête………(en bourrique itou)
Malgré les colorations fantasques et ponctuelles de ton humeur
Je me laisse emporter…
Toi ma petite folle bien-aimée qui m’ensorcelle
Ta présence ou encore ta voix, parfums insolites me fascinent
Je vis l’enchantement de l’e-alchimie
Tu me donnes l’envie d’avoir envie
Tu marches sur mes rêves
Tu amuses ou émeus mes yeux sans jamais les lasser.
Tu places ton âme dans nos mains,
Jetant parfois un froid mortel
Je bois tes mots ou tes maux…
Ta volupté des sens ou encore l’écume de ta folie.
De ta personne émane douceur et sensibilité.
Les yeux mi-clos j’effleure ta bouche pour y déposer un baiser.
Laisse-moi mordre longtemps tes écrits.
Quand je mordille tes écrits,
Il me semble que je mange des pensées.
Inconsciemment tu m’as fait comprendre beaucoup de choses.
Je médite à travers toi.
Ne me laisse jamais…
Si tu as besoin de certains, moi j’ai besoin de toi…
« Revenge ! »…jeu délicieux…tu connais ?
La profondeur de mon attachement pour toi pardonne moi…
Lorsque tu n’es pas là vide et silence se font ressentir…
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6 mois plus tard je t’ai rencontrée …
… un passage tant attendu du virtuel à la réalité …
une frontière qu’il me fallait dépasser …
…je t’aime
…je savais que je ne regretterais pas cet instant magique
celui de te prendre dans mes bras…
celui d’être serrée contre toi …
troublée par ton regard si pénétrant …
charmée par ta voix…tes sourires…
…tes baisers…tes gestes doux…
… je t’aime
j’ai en souvenir ta main que je connais par cœur…
tes lèvres si douces…
ta chaleur…
…cette chaleur qui seule d’un froid pouvait me réchauffer…
une chaleur que je ne peux oublier…
une chaleur qui me manque et que je retrouverai…
… ma chérie je t’aime…
…L’émeraude de l’immensité du monde entier pour moi c’est Toi.
[ Je t'aime ... pour l'éternité. ]


LUX ....
Un endroit sombre, frais et humide
Dans ma main droite, une bougie allumée avec au bout cette flamme
Flamme de feu, flamme qui luit.
De mes yeux je te contemple ... tu me fascines.
A travers toi je vois défiler ma vie :
Naissance, joie, bonheur, espérances, rires ...
... tu es ma flamme d' avenir.
Je ferme les yeux ... je rêve, j'imagine, je souris
Un bruit tout à coup m'éveille
Un bruit bref et léger, un ' ploc '
Je relève la tete et lentement lève mes yeux ...
Ce bruit est celui d'une goutte d' eau,
Goutte d'eau tombée de là-haut.
Je regarde en silence ... une seconde arrive ...
Celle-ci te touche en plein coeur, et tu vascilles ...
... tu es fragile.
Lorsque je te fixe à présent je vois trouble ...
Je n'arrive plus à imaginer.
Tableaux, instants de vie envolés.
Je soupire ...
Je ne peux plus penser, je ne réfléchis plus.
Je souffle ... mon dernier souffle ...
.... NOX
[...jolie bougie oui...si jolie que j'ai pleuré lorsque j'ai soufflé... ]
(2 août 2004)
