
"Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres ......"
Un jour nous mourrons ensemble...nous ne nous survivrons pas.

Emportée par le froid
Je me noie …
Emportée par cette chaleur
Je me meurs…
Emportée par les flammes
Mon âme …
Emportée par cette musique
Cette rythmique …
Emportée par la vie
Je la maudis …
Emportée par les mots de mes rêves …
… je garde mes biens
Je laisse le reste …
Je veux brûler …
(chut je dors)
(chut je rêve)
Bercée par les rêves, je vogue
Comme un bateau vers le large emporté
Lui poussé par le vent,
Moi par mes idées
Comme un mât debout je me tiens
Bercée par les vagues, je rêve
La do ré , la … si …
… en musique je pense, en musique je rêve
croche… noire… double croche… blanche …
Rythme qui peu à peu s’essouffle
…. Silence, noire… puis je dis pause …
12 coups retentissent …
midi ou minuit ? Du pareil au même
Devant les deux il y a ce « un » …
jour ébène et blanche nuit… Semblable aussi
Les deux ont même couleur …
(silence je dors)
(silence je songe)
Je dis « vague »
Je dis « faire »
Là je dis « certes ! » mais…
… chut
Je ne dis plus rien
… chut
Je me tais
… chut…
Je pars à la dérive…
…Et je ris aussi,
tout ceci n’a aucun sens : Insensé…
… avec un « e » le suis-je aussi ?
(motus je dors)
(motus je réfléchis)
Emportée par les rêves
Sur la grève…
Emportée par la douceur
Est-ce un leurre ?
Emportée par le vent
A présent …
Emportée par la pluie
Il fait nuit …
Emportée par les pleurs
Il est l’heure…
Doubler les mots dits
… jetés si loin de moi ...
Jeu de maux
Jeu parce que je …
… flotte
(j’ai menti je ne dors pas)
(j’ai menti je n'aime pas les chut...)
« Allo ? »
« oui c’est moi »
A l’eau …
… dans l’eau …
… oui là c’est moi sans doute aucun.
Calling you ….
… je ne t’appelle pas.
(sourire, je ne dors pas…)
(…mais chut je dors, sourire)
Calling you…
… je n’ose pas.
Je silence … un jeu ?
… je me tais …
… chut …
« Allo ? »
« … »
« Je sais que tu es là… réponds-moi je t’en prie…tu es là ? »
« oui… enfin non…je veux dire oui…non je ne suis pas là »
Emportée par les vagues
Je divague…
Emportée par le silence
Je pense…
Emportée par le vent
Ce néant...
Emportée par les rêves
Je me lève…
Emportée par l’eau
Je tombe … de haut.
Un chut avec « e » des deux côtés…
…it doesn’t make sense…
"je" sombre …
But…
Calling you…
« Allo ? »
« Je regrette madame, mais vous vous êtes trompée de numéro.
Oui c’est cela, réessayez...»
« Allo ? »
…
« Allo ? »
…
« Allo ? »
…
« Allo ? »
…
« Allo ? »
Calling you…
Calling you…
Calling you…
Calling you…
Calling you…
Je... jeu… enfin je…
… rien …
… je divague…

(29 août 2004)

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Dans le jardin des fées du Royaume Epik-Ure, se trouvaient une rose blanche et une rose rouge. Quiconque tentait de les cueillir mourait sur-le-champ. On racontait même que le jeune Emilien avait contracté une maladie incurable suite à la rencontre avec ces deux fleurs. Le jour où tout a basculé pour lui, il était parti en promenade avec deux jeunes garçons avec qui il aimait passer le temps: Antoine l'écuyer et David le chevrier. Cette promenade aurait fait partie de leurs meilleurs souvenirs si elle n'avait pas aussi mal terminé. Ils avaient cueilli des mûres, avaient battu de leurs pieds le sol jonché de bois mort; ça craquait, ça sentait le bois mouillé et ils aimaient la nature, cette nature si parfaite, si belle, si reposante…Ils avaient vu une lumière intrigante. Alors ils ont poursuivi leur chemin, attirés par cet horizon illuminé. C'est là que tout a commencé.
Emilien a avancé, poussé par une force dont il ne connaissait pas l'origine. A quelques mètres devant lui se tenaient majestueusement deux fleurs enlacées haut perchées sur un rocher qui se tenait là. Il était subjugué. Il s'était avancé un peu plus, n'entendant même plus les voix de ses amis qui ne comprenaient rien à la situation. Il y avait des roses : une rouge et une blanche tendrement mêlées. La rouge s'appelait Amour et Ange était la blanche. S'il s'était mis à leur niveau et eut tendu l'oreille, sans doute aurait-il pu se rendre compte qu'elles parlaient. Amour disait à Ange : « Ange, j'ai envie de jouer encore un peu avec ce petit d'homme ». Ange répliquait « Amour, tu ne sais pas comment il peut réagir. Fais attention, je t'en prie »
La rose rouge lançait de plus en plus son pouvoir magique qui attirait Emilien. Elle comptait s'amuser, mais toutefois ne pas aller trop loin. Elle y avait mis tellement son cœur qu'elle n'a plus su se contrôler. Emilien, les ayant toutes deux trouvées magnifiques et lumineuses, s'était accroupi à leur hauteur et prenait plaisir à les caresser tout le long du corps. Amour paniquait. Elle ne voulait pas qu'il la touche. Ce n'était plus drôle.
Elle était tellement apeurée que ses piquants n'avaient même plus la possibilité de repousser cette main posée sur elle. Ils s'étaient curieusement abaissés, avaient perdu de leur verdeur, ramollissaient et noircissaient en leur pointe. Emilien s'amusait de cet état de fait. Il semblait y trouver une excitation certaine. Il prit soin de passer sa main sur tous les reliefs d'Amour, d'autant plus que les piquants étaient devenus doux comme velours. Ange, elle, semblait moins intéresser Emilien qui était de plus en plus fasciné par Amour. Ange qui était toujours entremêlée avec Amour, tentait de dégager sa tige en entraînant Amour avec elle. Mais Emilien ne l'entendait pas de cette oreille et tirait Amour vers lui. « Aïe ! » « Ange, qu'as-tu ?! » Ange, à force de trop tirer, était tombée et s'était coupée. Une goutte de sève s'échappait de son petit corps. Elle gisait, complètement détachée d'Amour, et ne donnait aucun signe de vie. Amour s'affolait de plus en plus et tentait vivement de fuir les mains terreuses d'Emilien. Elle hurla de toutes ses forces, si bien qu'Emilien put entendre sa petite voix « Arrête ! Je t'en supplie ! Lâche-moi ! S'il te plait » Elle gigotait dans tous les sens et cela eut pour effet de déclencher un fou rire du garçon qui se souvint alors de la présence de ses amis à quelques mètres derrière lui. « ahahahahaha ! J'adore voir ça ! Ahahahahaha comme tu te débats, c'est trop drôle ! Je vais appeler Antoine et David pour qu'ils voient comme tu gigotes ! Ahahahaha ! Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi comique! Ahahahaha ! » Amour était paralysée. Elle ne savait plus que faire. Ne plus bouger pour ne plus déclencher l'hilarité que ses mouvements provoquaient ? Et peut-être alors éviter qu'il appelle les autres à venir voir ? Ainsi réfléchi, elle ne bougeait plus et se taisait pour ne pas attirer l'attention des deux autres. Qui sait, probablement qu'ils rajouteraient leurs rires à ceux déjà insupportables d'Emilien, et puis elle ne voulait surtout pas qu'on la voie dans cet état-là. Quelle honte pour elle, la rose magique, de se retrouver prisonnière dans les mains d'un enfant ! Elle ne supporterait pas une présence supplémentaire à ce supplice qu'Emilien lui imposait déjà. Il continuait à poser ses yeux sur elle, à s'esclaffer pendant qu'elle se laissait faire ! Elle rageait, le haïssait de plus en plus, et allait de mal en pis. Elle était perdue…
…C'était sans compter la colombe aux grandes ailes déployées qui volait à ce moment au dessus d'eux et qui laissa tomber ses besoins en une tache mi-blanchâtre mi-jaunâtre sur la tête d'Emilien. Furibond, il cessa toute activité et se leva, brandissant un caillou qu'il venait de ramasser pour le lancer en direction du bel oiseau. A cet instant très précis, la colombe tomba à terre et laissa place à une femme à chevelure magnifique dont la beauté éblouissait. Elle était nue, très grande et ses cheveux d'un blond doré parsemés de fleurs exotiques lui tombaient jusqu'en bas du dos. Emilien ne bougeait plus. Il n'arrivait plus à faire un pas, ni même pour reculer. Il essayait d'ouvrir la bouche pour parler, mais n'arrivait à sortir pas le moindre son. « Emilien, je suis la fée de ce jardin et maîtresse de ce lieu. Tu as voulu me tuer, tu as fait du mal à mes roses, et pour cette raison je ne vais pas te laisser partir comme ça. Tu dois être puni pour ce que tu as fait. Ne compte pas sur tes compagnons qui sont à l'heure actuelle bien loin, parce que je les ai envoyés ailleurs, à mille lieues d'ici. Tu ne te souviendras de rien, ni même de cet endroit, car tu ne dois plus y remettre les pieds. Mais avant…."
*
… Emilien fut retrouvé par une dizaine d'hommes qui étaient partis à sa recherche. Mais il avait perdu deux de ses cinq sens : il ne voyait plus et était incapable de toucher quoi que ce soit. Personne, ni même les meilleurs médecins de la planète ne savaient le soigner. Ange, quant à elle fut bien vite soignée par la belle fée et coulait des jours paisibles auprès d'Amour qui elle, restait encore choquée de ce qu'elle avait subi et qui plus jamais n'eut l'envie d'utiliser son pouvoir de séduction envers un humain. Depuis cette histoire, plus personne n'osait s'aventurer trop loin, Antoine et David ayant raconté à tout le monde qu'il y avait deux roses magiques dans le jardin des fées. Aucun ne croyait en ces chimères, mais curieusement Ange et Amour ne virent aucun autre sujet du Royaume après Emilien.
Ainsi finit l'histoire de la rose rouge et de la rose blanche qui à nouveau entremêlaient leurs tiges, se sentaient heureuses serrées l'une contre l'autre et se protégeaient mutuellement.
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[ Un jour viendra où plus jamais nous ne nous séparerons]
(5 déc. 2005)
Je t’aime avec mon cœur
Je t’aime avec mes yeux
Je t’aime avec mon âme
Je t’aime …anathème ?
Doucement…
Un souffle…je souffle…
Prends mon oxygène.
Un murmure...ce murmure...
Je t’aime du bout des lèvres...
Ce souffle…
Par toi je connais le feu,
Par toi je sais ce qu’est l’air…
Par toi je connais l’eau,
Avec toi je m’éloigne de la Terre…
Je m’envole…
Douce mélodie … céleste et mélancolique…
M’entends-tu chanter ?
Cette mélodie, ma plus belle musique,
Une œuvre …
Je m’y abreuve…
C’est toi, en vérité.
Facile à chanter ?
Do…Ré…Mi…Fa…
Solstice d’amour
Latitude inconnue
« Silbermond »…lune d’argent
Gamme de mots, cadencée par les trémolos …
Je me balance au gré du vent,
Je t’aime tout doucement…
Je me balance au gré du temps,
Je t’aime tout simplement…
…Simplement n’est pas le mot pourtant …
Mercure…boule d’argent
Mercure…toxique ?
Mercure…tout sauf planète Terre
Mercure…dis-moi pourquoi?
Mercure…Mon mercure…
*A Toi…Pour Toi...ma Toi...*
[ une flamme ... une bougie...allumée...LUX ]
(13 sept. 2004)
